Asyndète
Suppression des mots de liaison entre propositions ou termes coordonnés : je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu.
L'asyndète supprime les conjonctions de coordination (et, mais, car…) entre des éléments qui en appelleraient normalement : « je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu ». Privées de liant, les propositions s'entrechoquent ; le rythme devient sec, percutant, définitif.
Elle convient aux scènes d'action, aux moments de tension, aux voix laconiques. Son contraire exact est la polysyndète, qui multiplie les liaisons. Les deux figures travaillent la même matière — le souffle de la phrase — en sens opposés : l'asyndète coupe la respiration, la polysyndète la prolonge indéfiniment.
Exemple
« Il ouvrit la porte, posa son sac, comprit. »