Cliffhanger
Interruption du récit au moment de tension maximale — le personnage suspendu à la falaise — pour forcer la poursuite de la lecture.
Le cliffhanger suspend le récit en plein danger ou en pleine révélation : fin de chapitre sur un coup de feu, fin d'épisode sur une porte qui s'ouvre. Le terme vient des feuilletons où le héros restait littéralement accroché à sa falaise jusqu'à la livraison suivante. Le procédé exploite un mécanisme psychologique réel : une situation inachevée occupe l'esprit plus qu'une situation résolue.
Hérité du roman-feuilleton (Dumas, Dickens en furent virtuoses), il est aujourd'hui l'outil de base de la série et du page-turner. Son talon d'Achille est la dette : un cliffhanger promet, la suite doit payer. Résoudre la falaise par une pirouette (« ce n'était qu'un rêve ») dilapide la confiance — et la confiance ne se rembourse pas.
Exemple
Fin de chapitre : « Elle reconnut la voix derrière elle. » Chapitre suivant : ailleurs, trois jours plus tôt.