Métaphore
Figure qui désigne une chose par une autre, sans outil de comparaison, en fusionnant les deux images.
La métaphore rapproche deux réalités en les fusionnant : on ne dit pas qu'une chose ressemble à une autre, on dit qu'elle *est* l'autre. Contrairement à la comparaison, elle supprime l'outil comparatif (« comme », « tel que », « semblable à ») — c'est cette ellipse qui fait sa force, car le lecteur opère lui-même le rapprochement.
On distingue la métaphore annoncée (les deux termes sont présents : « la lune, faucille d'or ») de la métaphore directe, où seul le terme imagé apparaît et où le contexte porte le sens. Quand elle se prolonge sur plusieurs phrases ou tout un texte, on parle de métaphore filée. C'est l'une des figures les plus puissantes en fiction comme en poésie : une métaphore juste condense en quelques mots ce qu'une description expliquerait en dix lignes.
Exemple
« Cette faucille d'or dans le champ des étoiles »
À l'atelier
Méfiez-vous des métaphores mortes (« le pied de la montagne ») : elles n'évoquent plus d'image. Une bonne métaphore surprend sans dérouter.