Personnification
Figure qui prête des traits humains (gestes, sentiments, parole) à un animal, un objet ou une abstraction.
La personnification attribue des propriétés humaines — actions, émotions, intentions, parole — à ce qui n'est pas humain : « le vent gémit », « la ville s'éveille », « la peur rôdait dans les couloirs ». Elle anime le décor et transforme l'inerte en acteur du récit.
C'est l'un des leviers les plus directs pour charger une description d'émotion sans la commenter : un orage qui « cogne aux volets » dit l'angoisse du personnage mieux qu'un adjectif. Poussée à l'échelle d'un texte entier, la personnification devient prosopopée (quand l'entité parle) ou allégorie (quand elle incarne une idée).
Exemple
« Le vent gémissait sous les portes ; la maison, elle, retenait son souffle. »